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Les inconnus du Saint-François: Meurtre au large de Cayeux (Polars en Nord t. 89)

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UGS : 9d648f2c2dda Catégorie :

Description

Un matin, sur la plage de Cayeux-sur-Mer, Armand Verrotier découvre un petit chalutier échoué. A son bord,le seul membre d’équipage est mort, le corps broyé par le treuil du chalut. Tout fait penser à un accident. Pourtant Armand qui est officier de marine marchande note des détails qui l’intriguent. Il connaissait la victime et se met à enquêter sur son passé. Par son ex-femme, il apprend que défunt avait eu maille à partir avec son ancien employeur, un armateur de Boulogne-sur-Mer. Son enquête le mène à Boulogne et à Paris, mais à vouloir se mêler de ce qui ne le concerne pas, Armand se retrouve pris au piège. Accusé d’agression puis de meurtre, il est recherché par la police et va devoir prouver son innocence.

EXTRAIT

La gueule du chalut sortit de l’eau, amenant avec elle de fortes odeurs d’algues et de plancton. Joseph frissonna en enfilant son ciré jaune encore humide de la manœuvre précédente. Il renifla les effluves marins en serrant le frein de tambour, puis il se dirigea vers l’arrière pour hisser le cul du chalut à bord. Avec le bruit du moteur et des treuils, il était impossible de se parler durant la manœuvre. Les deux hommes avaient inventé une manière de communiquer à l’aide de gestes simples mais précis.
Les corps se pliaient pour se pencher par-dessus le plat-bord. Les grosses mains calleuses agrippaient les mailles et les tiraient vers eux. Les muscles raidis, les dents serrées pour retenir un râle d’effort, ils se courbaient à nouveau pour attraper d’autres mailles plus basses, jusqu’au moment où le palan fut croché et le cul du chalut hissé sur le pont. À ce moment, Joseph dénoua le nœud de raban d’un coup sec, et la poche vomit plusieurs dizaines de gros cabillauds.
Joseph eut un sourire de satisfaction après avoir estimé la quantité. Mais son enthousiasme fut de courte durée. Son dos lui faisait mal à cause de ses vertèbres usées par ce dur métier, mais aussi à cause du froid venant griffer sa chair sous ses pull-overs mouillés.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Guillaume Lefebvre

J’ai vécu durant toute mon enfance à Cayeux-sur-Mer, sur la côte picarde. Dès mon plus jeune âge, mon regard s’est tourné vers la mer.
Les week-ends et durant les vacances scolaires j’arpentais le quai du port de pêche du Hourdel pour proposer mes services aux patrons de chalutiers. Je ne me sentais bien qu’en mer, pourtant les conditions de vie étaient difficiles à bord de ces vieux bateaux.
Au lycée, je dévorais les livres de Pierre Loti, Jack London, Patrick O’Brian et CS Forester, au grand dam de mes professeurs de lettres qui tenaient absolument à me faire lire du Balzac. Mon bac C en poche, je passai le concours d’entrée à l’école de la marine marchande. Après plusieurs années d’études et de navigation, je suis devenu « capitaine de première classe de la navigation maritime ». J’ai navigué de nombreuses années à bord des plus grands pétroliers du monde. Un jour, une tempête rencontrée sur les bancs de Terre-Neuve m’a rappelé que la mer était plus forte que tout. Ensuite, j’ai travaillé durant quelques années à bord des ferries de la ligne Calais-Douvres.
Cependant, le goût de l’aventure me reprit. Désormais, je sillonne la mer Baltique et l’Atlantique Nord à bord d’un chimiquier de taille modeste. Je me suis ainsi familiarisé avec les dangers de la navigation dans les glaces.
J’écris mes romans lorsque je suis en mer, et j’essaie de dépeindre l’ambiance du bord. J’arrive en fin de carrière, pourtant ce monde me fascine toujours autant.

Informations complémentaires

Auteur

Editeur

Éditions Ravet-Anceau (14 juillet 2017)

Langue